Telle est la question qui taraude aujourd’hui mon esprit. En effet, il n’est pas facile de décider comme ça, en un claquement de doigts et dire " bon, voilà, aujourd’hui je vais parler de telle ou de telle chose". Il faut que la chose mûrisse d’abord dans l’esprit de celui qui veut en parler en long et en large sans pour autant que celui-ci soit spécialiste ou expert en la matière.
Quand on tient un Blog, quand on est rédacteur d’un site web tel "Agoravox", l’idéal est d’être "généraliste" et de prendre la liberté de pouvoir "sauter du coq à l’âne" si vous me permettez l’expression. Agir de la sorte c’est sortir en quelque sorte de l’ennui qui, parfois, nous guette, c’est élargir son champ de vision et par conséquent son champ culturel et, enfin, c’est permettre aux lecteurs d’avoir une idée un peu plus précise sur sa personnalité. En effet, chaque écrit reflète la personnalité de son auteur. Ne dit-on pas, par exemple, devant un texte, comme devant un tableau de maître, "Ah ! ça c’est du "Faulkner" ou ça c’est du " Simenon" ? Mais ne traînons pas trop sur ces élucubrations littéraires et passons à ce qui nous intéresse aujourd’hui.
Entrons donc dans le vif du sujet.
Parler de l’intérêt, de l’utilité de l’Internet n’est plus un sujet d’actualité à mon avis. On a déjà écrit des tonnes de papiers à ce sujet et dit beaucoup de bien et aussi parfois du mal de cette ...euh..., j’allais dire nouvelle... mais je sais qu’elle est déjà ancienne, cette technologie de l’information et de la communication qui a révolutionné nos mœurs et nos habitudes. Et pourtant, c’est ce sujet là qui me tient à cœur aujourd’hui. Non pas parce que je suis un as de l’informatique, un accro de l’Internet ou un truc de ce genre, mais parce que c’est grâce à cet outil moderne de la communication que j’ai pu, personnellement, noué des liens d’amitié de différents horizons, de différents âges et de différentes contrées. Rien que pour cela Internet mérite tous nos égards. Rien que pour cela Internet reste à mes yeux l’invention technologique la plus importante du siècle dernier.
Se peut-il que ce siècle débutant nous réserve encore d’autres inventions qui viendront détrôner Internet ? Allez savoir. Le génie créatif de l’homme est si grand et si magnifique que tout reste possible, tout reste imaginable. Ce n’est qu’une question de temps.
Rien que pour cela, les militaires américains ne seront que jugés positivement par l’Histoire et auront peut-être les excuses du Monde musulman de toutes leurs bavures en Irak ou ailleurs. L’Histoire retiendra alors que les militaires américains n’ont pas été seulement à l’origine du chaos au Moyen-Orient pour une histoire de pétrole. Mais à condition bien sûr qu’ils se désengagent le plus tôt possible, qu’ils se retirent sur la pointe des pieds, dès maintenant, du bourbier mésopotamien. Qu’ils laissent les Irakiens décider seuls de leur sort. Qu’ils retirent le germe de la discorde qu’ils ont semé entre "Sunnites" et "Chiites" à tel point qu’aujourd’hui l’Irak n’est plus que l’ombre de lui-même et qu’il risque la partition en de petits états qui seront toujours opposés les uns aux autres. A condition aussi qu’ils ne s’aventurent pas encore ailleurs, qu’ils n’obéissent pas aveuglément au lobby du pétrole ni à ceux qui voient en l’Iran le mal personnifié ni encore à ceux qui font du "choc des civilisations" leur fond de commerce. En disant cela je ne veux nullement politiser le débat mais je le dis juste pour que tout un chacun sache qu’Internet était à l’origine un moyen de communication militaire. Américain, devrais-je encore préciser. En permettant justement la communication entre les hommes, tous les hommes, Internet contribuera sans nul doute à lever les incompréhensions de part et d’autre, à régler les mal entendus civilisationnels et, enfin de compte, à rapprocher les hommes.
Qui peut me dire de façon formelle qu’il se passerait volontiers, de nos jours, de l’Internet ? Internet est comme une drogue. Dès que nous nous y mettons, il nous colle à la peau, il s’insinue entre nos méninges, traverse aisément la dure mère (ou la pie mère je ne me rappelle plus laquelle de ces deux barrières biologiques est en contact direct avec la cervelle) et va ensuite s’incruster dans nos neurones. Et, finalement, phénomène d’accoutumance oblige, nous ne pouvons plus s’en débarrasser. Mais, faut-il pour autant regretter l’avènement de cette technologie ? Est-il raisonnable de la jeter aux orties ? De la vouer aux gémonies ? Oh oui, je sais que personne n’a dit cela, personne, jusqu’à présent, à ma connaissance, n’a remis en cause cette technologie et ce que je dis là n’est qu‘une simple supputation de ma part. Mais, avouez que cette idée doit, nul doute là-dessus, effleurer, de temps en temps, l’esprit de certains parents dont les enfants sont des accros de l’Internet ! Il y a quelque temps d’ailleurs, je dois le reconnaître, c’était mon cas. Mais, pas de commentaire là-dessus.

