Hier, vers les coups de 9 h du soir, alors que j'étais en face de mon micro à essayer de télécharger mon dernier article concernant la journée du 8 mars, j'ai reçu un coup de fil d'un ami qui me demandait gentiment si je pouvais le remplacer à la garde du vendredi. "Attends que je demande d'abord à ma femme si elle n'a rien prévu pour la journée de demain", lui dis-je. L'ami est resté accroché à son combiné attendant ma réponse.
" Je devais sortir aujourd'hui, j'avais promis aux filles (notre fille et la nourrice de notre fils) de les amener dans un restaurant, mais comme il a fait mauvais temps…" telle était la réponse de ma femme. Et, je suppose que ça été le cas pour toutes les femmes, ce 8 mars.
Les 8 mars, y 'en aura encore ! Ne désespérez pas. Et puis, qu'est-ce que c'est un 8 mars à côté d'un 31 décembre, par exemple ? Au 31 décembre, on s'éclate vraiment, on s'amuse comme des fous, on mange la dinde rôtie et la bûche… à minuit, et, à la fin du compte à rebours…. on décapsule le Champagne ! N'est ce pas que c'est beau tout cela ? Le 8 mars, on ne fait que marcher, on use ses semelles et ses talons sur le macadam, on manifeste pour plus de droits et de liberté et puis, le soir, on rentre, las, fatigué. Rien à boire ni à manger. Maudit 8 mars, va t'en !
Non, croyez-moi bien que je ne dis pas ça par ironie sur le sort des femmes mais, bien au contraire, je dis ça pour leur remonter le moral qui doit être à plat en ce moment. Je le répète : nos femmes n'ont pas eu de chance cette année.
Le mauvais temps qui s’est mis de la partie leur a tout gâché.
Mais, savez-vous pourquoi l'ami m'a appelé pour cette histoire de garde ? Eh bien, la raison invoquée et qu'ils devaient aller, lui et sa femme, à Akbou, assister à un enterrement d'une…femme, une parente à eux, qui s'est éteinte le… 8 mars. Que Dieu lui ouvre les portes de son vaste paradis !