Le 8 Mars est passé. En coup de vent .Mais, le vent et le mauvais temps persistent. Reconnaissons donc au moins à cette journée le fait qu'elle nous a apporté beaucoup de pluie même si elle a fait des dégâts matériels par-ci et morts d'hommes par-là. Ce n'est pas la faute aux femmes tout de même, même si, selon une de nos anciennes coutumes, il est prêté, et même reproché aux filles, qui se marient par un temps pareil, et il y a eu pas mal de mariages ce week-end, le fait d'avoir, au cours de leur enfance, léché les babines des vieilles marmites. On ne peut mieux comme introduction. Revenons maintenant à la journée du 8 mars.
Même les dames de la haute société qui ont été conviées " au déjeuner présidentiel ce jeudi" à l'hôtel El Aurassi n'en ont pas eu pour leurs frais (mais, entre nous, le repas était gratuit) puisque le discours (qui les concernait au premier chef) du Président de
la République
" n'avait pas duré plus …d'un quart d'heure, selon le "Soir d'Algérie" qui a rapporté cette information. Les femmes sont sorties déçues, elles qui s'attendaient peut-être à l'annonce d'une révolution dans le" code de l'infamie". Celui-ci est donc, cela va de soi, reporté à une date ultérieure. Peut-être au prochain 8 mars… D'ici là, les femmes n'ont qu'à prendre leur mal en patience et qu'à se tenir tranquilles, gentilles, soumises, etc.…, etc.…, etc. Ne dit-on pas dans jargon algérien que "Assaber y'nel" ? Oui, la patience finira par être payante ! Mais, soyons honnêtes et sérieux, la condition féminine dans notre pays n'est pas si dramatique que ça ! La femme est partout présente maintenant. Elle occupe toutes les fonctions. De la femme de ménage jusqu'à Magistrate et plus encore. Pour preuve, le procès qui se déroule actuellement à Blida n'est-il pas tenu d'une main de maître par une femme ? Les hommes qui sont accusés, à tort ou à raison, pour corruption, dilapidation de deniers publics, constitution de bande de malfaiteurs et je ne sais quoi encore, ne se font-ils pas tout petits devant elle ? Ne pleurnichent-ils pas devant elle ? Ne disent-ils pas "non madame la juge, c'est pas moi, c'est lui" ? Ne reconnaissent-ils pas le fait de n'avoir pas été intelligents ? Et elle, du haut de son perchoir, les regarde, j'en suis sûr, avec mépris. Oui, l'homme, lorsqu'il s'adonne à des mesquineries, devient méprisable ! Lorsqu'on se fait acheter avec une carte de… thalassothérapie c'est qu'on a atteint le fond de la bassesse et, qu'on ne peut même pas regarder une femme, le blanc des yeux dans le blanc des yeux. Ces hommes ont quand même le mérite, aujourd'hui, de nous mettre devant une évidence : la femme n'est pas l'égal de l'homme. Elle le dépasse.
Comme disait ma tante Garmia, parlant de sa sœur cadette et de son frère aîné « Aouah, aouah, Hadda khir men Ahmed » !