Le 8 Mars m'a offert l'occasion de vous livrer, à chaud, sans que je sois sujet à une élévation subite de ma température rectale comme le pense sans doute "Le Vagabond du monde", le fond de ma pensée concernant la...femme. Il est vrai que par le passé, un passé pas très éloigné d'ailleurs, j'avais assez importuné les filles de dzblog. A Mme la députée, par exemple, j'avais laissé un "com" qui a du certainement la choquer puisque, mon petit doigt me le dit, elle ne rôde plus de mon côté. Je veux dire du côté de mon blog. Rappelez-vous, il n'y a pas longtemps, elle jubilait du fait que son mari, PDG d'une société nationale de son état, allait se présenter aux législatives prochaines. Son rôle, à elle, était de lui assurer la campagne électorale...avant l'heure. Elle le présentait sous un jour merveilleux, radieux même. A la lire, on comprendrait que son homme est le seul homme capable de relever les défis du siècle. Son homme est le seul homme capable de mettre l'Algérie sur les rails du développement socio économique, de mettre fin à plus d'une décennie de terrorisme, de larmes et de sang, et que sais-je encore. Enfin, pour ne pas m'étendre trop là-dessus, disons qu'elle croyait dur comme fer que son homme était l'homme de la "situation". De toutes les situations. Alors, pour tempérer un tant soit peu sa fébrilité pré électorale (elle se voyait déjà assise à coté de son mari sur la première rangée de l'hémicycle de Zighout Youcef comme disent les journalistes de la télé), j'ai laissé au bas de sa page le "com" suivant : "Ouais, ça on le sait déjà, ton homme est un GRAND HOMME !" Aujourd'hui, je l'avoue et je fais mon mea culpa, quand je pense à ce "com", j'ai un peu honte de moi. Par mon intervention stupide, j'ai dû mettre fin au rêve, somme toute légitime, de cette dame. Depuis, elle parle de moins en moins de son mari et de son projet d'être aux premières loges des femmes mondaines. En tout cas, à l'approche de ces élections, elle semble de plus en plus sujette non pas à la fièvre électorale mais à la peur panique de voir son mari, nouvellement ou fraîchement élu, être la cible de ceux qui ne connaissent de la politique que le langage des armes. Et ceux-ci, il ne faut pas l'oublier et il faut surtout être vigilant, ont repris du poil de la bête ces derniers temps. Que Mme la députée veuille bien pardonner mon insolence et mon arrogance.
Toujours est-il que j'encourage Mme la députée à relancer la campagne électorale de son mari. Le jour "J" approche. C'est le moment de mettre les bouchées doubles. On ne s'arrête pas en si bon chemin même si le chemin qui mène vers le palais de Zighout Youcef est semé d'embûches. Si vous ne me croyez pas, lisez la presse et la dernière interview de Djaballah du MRN. Lui, qui se démène pourtant comme un diable, il n'arrive pas, du moins jusqu'ici, à tirer son épingle du jeu. Il en sera de même pour d'autres partis politiques aussi : ceux qui n'ont pas tenu de congrès depuis belle lurette. Enfin, c'est ce qu'on dit. C'est ce que le pouvoir dit. Et, il ne faut pas oublier que le pouvoir a plus d'un tour dans son sac : il peut tout aussi invoquer un autre motif pour barrer la route à ceux qu'il ne gobe pas. Mais, le mari de Mme la députée se présentant, si j'ai bien compris, sous la bannière "d'indépendant", Mme la députée n'a rien à craindre : son mari passera comme un colis à la poste c'est-à-dire qu'il n'arrivera à destination qu'après avoir été dépouillé des trois tiers (3/3) de son contenu. Du contenu de son compte bancaire. Car, en Algérie, tout se vend et tout s'achète. Même un siège à l'APN ou au Sénat (parait-il) n'échappe pas à cette règle.
"Allah ou Akbar" lance le Muezzin du haut de son minaret. C'est l'heure de la prière. "Ala al hak" ai-je prononcé, en bon musulman, tout heureux que l'évocation de Dieu coïncide avec ce que je viens de dire et renforçant donc mon intime conviction que mes élucubrations ne sont pas des bobards.
La dernière fois, j'avais répondu au "vagabond du monde", à un de ses commentaires en rapport avec "la journée de la femme" pour être précis, "qu'aujourd'hui, j'ai compris pourquoi la femme est qualifiée de sexe faible". Oui, la femme est faible. Physiquement d'abord.
Je ne vais pas m'étendre là-dessus. C'est une vérité reconnue et admise partout. De tout temps et en tout lieu. Cependant, je reviens au film Afghan "Osama"dont je vous ai déjà parlé il y a quelques jours et qui m'a marqué d'une certaine manière. Une scène, en particulier, de ce film est plus que révélatrice. Osama est une fille de 13 ans. Déguisée en garçon pour pouvoir travailler et subvenir aux besoins de sa petite famille, elle est enrôlée de force par les Talibans dans une école coranique. Mais son visage angélique et son comportement (dicté par les hormones féminines qui circulent dans son organisme) commencent à éveiller les soupçons de ses camarades. Lors de la récréation, on lui demande de grimper sur un arbre planté au milieu de la cour. Elle le fait. Maladroitement, mais elle le fait quand même ! Mais, pour descendre, c'est une autre paire de manches : le courage et la force physique lui manquèrent. Les soupçons de ses camarades se sont avérés fondés. Et bien fondés. Chassée comme une pestiférée de cette école qu'elle a souillée de sa féminité, Osama est "offerte", poings et pieds liés, à un vieux bougre qui collectionne les femmes comme, sous d'autres cieux, on collectionnerait les Hémiptères.
Spirituellement ou religieusement ensuite. Sans être "Fakih", je peux, sans risque d'être contredit, avancer des tas de choses concernant la spiritualité de la femme qui, pour des raisons physiologiques donc indépendantes de sa volonté, ne peut jamais égaler celle de l'homme. Si "les oiseaux se cachent pour mourir", les femmes le font pour rompre le jeun.
Sur le plan de la sensibilité ou de l'affectivité, l'exemple le plus édifiant nous vient de Blida. Du tribunal de Blida. "En tant que juge, elle pourrait hésiter à condamner des lampistes à de lourdes peines" nous dit Ahmed Halli dans son "Kiosque arabe"d'aujourd'hui. (1) Mais, avant lui, Nawel Imes a écrit ceci : " Alors que les plaidoiries tiraient à leur fin, l’émotion commençait déjà à gagner la présidente du tribunal. Mme Brahimi a tenté de se donner une contenance en buvant un verre d’eau, en vain. Elle n’a, dès lors, plus essayé de cacher ses larmes. «Je parais forte mais en réalité j’ai mes faiblesses».
Comme argument, on ne peut mieux. La femme elle-même reconnaît ses faiblesses. Un peu plus loin, on y lit : "Ils sont peu nombreux à avoir retenu leurs larmes et lorsque Mme Brahimi a conclu en disant «je sens le fardeau de la responsabilité mais je vous promets d’être le plus clémente possible car les accusés sont la seule famille que je connaisse» la salle est debout et ovationne la présidente. Il faudra à la présidente plusieurs minutes pour surmonter l’irrésistible vague d’émotion et reparler loi.