Jeudi 15 Mars 2007

Vraiment, je ne comprends plus rien. Il y a à peine une semaine, des pluies diluviennes se sont abattues sur toute l'Algérie, d'Est en Ouest. Cet apport hydrique important et inattendu en même temps (puisque la saison hivernale tire déjà à sa fin), a fait jaser la presse dont tous les comptes rendus parlaient de "barrages à moitié remplis". Aujourd'hui, à peine le soleil sorti de derrière les nuages, l'on nous dit que "les barrages sont à moitié vides". Qui faut-il croire ? Les optimistes ou les pessimistes. Mais, entre nous, cette question ne m'intéresse pas du tout. Elle est loin d'être le cadet de mes soucis puisque, de toute façon, que les barrages soient pleins ou vides, quelque soit X, l'eau ne coule jamais H 24 de nos robinets. Politique d'austérité oblige !

Voilà pourquoi, je ne me suis même pas donné la peine de lire l'article en question sur le "Soir d'Algérie" de ce matin. Par contre, les articles qui ont attiré mon attention aujourd'hui sont d'une extrême importance et méritent donc d'être commentés. Le premier article est éminemment politique et est (je ne sais pas si cette répétition de l'auxiliaire être est valable ici, il faudra peut-être poser la question aux correcteurs du "Monde") signé de la main de Mohamed Benchicou, ce journaliste qui a toujours une dent contre le régime pour avoir été incarcéré pendant deux longues années à la prison d'El Harrach.

Contrairement aux barrages, la coupe de Benchicou en est pleine. Benchicou est un intellectuel qui produit des idées, qui nous ouvre les yeux. De ses yeux, il voit des choses que nous, citoyens lambda, nous ne voyons pas. Quand il dit, par exemple, je cite " l'incroyable aggravation du malaise social et du chômage qui frappe les jeunes; la montée de la pauvreté; les ravages de la corruption sur l'économie nationale; la dramatique persistance du terrorisme; la déculturation…", moi, personnellement, je le crois et je suis tout à fait d'accord avec son diagnostic. Il a tout vu juste ! Il n'y a que les députés et les hommes politiques qui vivent dans une bulle pas du tout transparente (comme les urnes d'ailleurs) qui ne voient rien de tout cela.

Mais, car il y a toujours un mais, là où je ne suis pas d'accord, et dites le moi SVP si je me trompe, c'est avec l'utilisation dans le titre de son article du mot "fouet". Dans mon subconscient, ce terme a une signification péjorative, encore mieux, dépréciative selon l'explication de mon "Word". Le fouet est assimilé à l'esclavagisme. Le maître donne des coups de fouet à ses esclaves récalcitrants,désobéissants, aux esclaves qui rechignent à la besogne, aux esclaves qui sont tentés par la fuite. Ces temps de l'esclavagisme sont depuis longtemps révolus. Et Benchicou le sait. Alors, pourquoi ce dérapage verbal ?

Mais, terminons sur une note gaie qui nous vient de la lecture de "Ma rencontre avec Dahmane" de Maâmr Farah, un autre monument de la presse algérienne. Là, rien à dire ni à redire. Tout est beau et authentique. Avec des mots simples, Maâma Farahr nous a réconcilié avec nous-mêmes ! Car, qui n’aime pas le « Chaâbi », et qui n’est pas amateur de crevettes royales et…de Hamoud Boualem blanc ? "Ah, ya kho ! Je suis vraiment content et je ne manquerais pas de faire un petit saut chez le "Sauveur", ce soir même" !    

publié par Dr GHEDIA dans: aghedia

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus