Ce matin, après avoir terminé "ma césarienne", un reliquat de la garde de la semaine qui vient de s'écouler, je me suis isolé dans un coin de la clinique pour lire les News. Sur " Le soir d'Algérie", l'on parle encore de "l'affaire Khalifa" et de la condamnation à une lourde peine, à perpète comme disent les anciens bagnards notamment "Papillon", du golden boy du même nom. Mais, rassurez-vous, ce n'est pas de cette affaire que je vais vous parler aujourd'hui. L'affaire est ancienne et on en a déjà parlé, en long et en large. Et, comme la majorité des algériens qui ont suivi, par l'intermédiaire de la presse, ce procès, je m'attendais à ce verdict : quelques années de prison pour les lampistes avec possibilité de grâce présidentielle des peines lors du prochain 5 juillet et la perpétuité pour le grand absent. Il est LOGIQUE de dire ici qu'en quelque sorte la justice a appliqué à la lettre l'adage populaire qui dit "que les absents ont toujours tort". En effet, à quoi peut-il s'attendre un accusé, loin des box des accusés et sans avocat pour le défendre ? Je laisse le soin aux lecteurs de spéculer sur cette question. Comme l'a déjà dit Hakim Laalam, dans sa chronique d'il y a quelques jours, les décisions de justice ne se commentent pas. La justice est souveraine. Mettons fin à cette discussion avant que le bras long de la justice ne nous atteigne !
Je disais donc que je lisais les news dans un coin tranquille de la clinique, l'arrière bloc plus exactement, où une femme de ménage était occupée à trier les champs opératoires et les casaques avant de les mettre dans la machine à laver. Et, pendant qu'elle faisait ce "sale boulot", les mains nues alors que les champs opératoires sont imbibés de sang encore frais de la césarienne, je me suis rappeler des journées Sidaction.
C'est aujourd'hui, le 24 mars. 
En France, comme chaque année d'ailleurs, toutes les chaînes de télévision sont mobilisées pour parler, sans honte ni tabous, de cette maladie du siècle. Il n' y a pas de maladies honteuses. Il est bien révolu le temps où l'on cachait les maladies vénériennes, par exemple. Aujourd'hui, il n' y a aucune honte à évoquer même celles qui se transmettent par l'intermédiaire du sexe. Dont le Sida. Et puis, de toute façon, le Sida ne se transmet pas seulement par le sexe. La femme de ménage, ignorante ou imprudente comme elle est, peut facilement contracter cette maladie pour peu que la femme qui vient d'être césarisée soit porteuse du virus du SIDA. Parce que, il ne faut pas l'oublier, il y a des porteurs sains c'est-à-dire des gens chez lesquels la maladie ne se manifeste pas de façon patente. J'ai du d'ailleurs lui faire la remarque pour qu'elle ose, enfin, demander une paire de gants à l'infirmier qui s'apprêtais, lui, à laver l'instrumentation ayant servi à cette même césarienne. En parlant de cette maladie, il me vient à l'esprit une caricature que j'ai vu, il y a bien longtemps maintenant, sur un journal marocain : un vieux moustachu poursuivait une jeune femme aux fesses bien saillantes sous un Jean trop serré. Pour se débarrasser de ce mec qui la harcelait, la jeune femme n'a pas trouvé mieux que d'invoquer cette maladie, en ces termes " non, non, Sida ya Sidi ". Cette caricature est restée gravée dans ma mémoire et chaque fois que le mot SIDA est évoqué devant moi, elle revient, tel un fantasme, me hanter. S'il est de coutume de dire que "l'homme creuse sa tombe avec ses dents", il me semble qu'il n'est pas exagéré de rajouter qu'il peut le faire aussi avec… son sexe. Alors, à l'occasion des journées "Sidaction", qui se tiennent en France, je suggère aux caricaturistes du monde entier et en particulier à notre DILEM de transformer cette dernière métaphore de mon cru en une caricature bien parlante pour expliquer aux jeunes ce que c'est le SIDA. En effet, il n’ y a pas mieux qu’une caricature pour mettre les jeunes devant leur responsabilité et leur montrer le sort qui pourrait être le leur au cas où ils…
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(J 'ai du d'ailleurs lui faire la remarque pour qu'elle ose) oser voila
un verbe parfait pour nous autres algeriens car en algerie malheureusement on ose pas dire les choses telles qu'elles sont
en france on parle de ce fléau même dans les colléges trés tôt les enfants savent le danger ,les risques et les précautions qui faut prendre pour éviter cette maladie chez nous le sujet est tellement tabous que même certains adultes ignorent la gravitée et les conséquences de celle-ci
résultas est que l'Afrique est considéré comme le continent le plus touché du sida et on compte les victimes par milliers chaque Année